En médecine traditionnelle chinoise, l'accent est mis sur la compréhension de la vitalité d’une personne, sur l'état du Qi 氣 (prononcez « tchi »). Le Qi est un concept clé dans la culture chinoise, souvent interprété comme "énergie" ou "souffle". Il fait référence à l’air, aux forces qui nous entourent, à la respiration, à l’impulsion ou élan de vie. C’est une force invisible qui anime tous les êtres. Dans le corps, le Qi peut se manifester sous une forme subtile (une information, une vibration, une onde, une émotion…) ou sous forme plus condensée (une matière). Les avancées scientifiques modernes requalifient ce Qi notamment subtile (avec des termes comme émanation de photons par le corps, vibration cellulaire, …) validant indirectement son existence. Or ce Qi a été structuré et étudié par les médecines anciennes.Lamaladie n'apparaît jamais par hasard ; elle se développe là où le mouvement est entravé, immobilisé, débordant.
Notre rôle en tant que practicien de médecine chinoise est d'observer les mouvements physiologiques (du Qi), sa libre circulation, ses blocages. Une fois repéré, notre rôle est de rétablir cette force, sa circulation et ses connexions. On va palper le Qi à travers les pouls, le scruter, l’observer, le toucher, le libérer à travers les fascias, le saisir à travers l’aiguille… Bref le remettre en mouvement avec nos outils : l’acupuncture, la moxibustion, les massages tuina, le Qi gong et/ou les plantes. Via toutes ces méthodes éprouvées depuis si longtemps, nous aidons le corps à retrouver sa capacité d'autoguérison.